L’épopée du lion

Texte de Victor Hugo

La pièce

   
Fresque poétique avec violon.

« Un lion avait pris un enfant dans sa gueule… »

Victor Hugo dans son recueil  L’art d’être grand-père  insère un drôle d’objet poétique, une épopée.

Au fil de cette l’histoire, Victor Hugo nous amène de rebondissements en réflexions à modifier notre regard, jusqu’à faire triompher les grands thèmes chers à l’auteur romantique : l’amour, la nature et l’innocence.

Le Théâtre de Pan se passionne pour cette fresque poétique et rend hommage au courant littéraire romantique en assumant cette posture dans une mise en scène sensible où l’éclat du texte est accompagné des variations musicales du violon.

Durée du spectacle : 1 heure

L’Histoire

Un lion terrible enlève le prince du royaume âgé de dix ans, plongeant ainsi le roi et toute la population dans la tristesse et la crainte.

De nombreux moyens sont mis en œuvre pour récupérer l’enfant. D’abord par la force d’un preux chevalier puis par la parole d’un ermite et enfin par la ruse d’un piège de grande ampleur.

Mais toutes ces tentatives se soldent par des échecs.

Le lion agacé par la lâcheté du roi qui n’ose pas risquer sa vie pour sauver celle de son propre fils, décide de le punir en déclarant qu’il mangera l’enfant dans le palais du roi.

Le lendemain, le lion entre dans la ville et le palais désert. Au moment où il s’apprête à exécuter son affreuse menace, il tombe nez à nez avec une enfant de deux ans dans son berceau, il s’agit de la sœur du jeune prince. Celle-ci réclame que le lion lui rende son frère. Le lion cède timidement devant la douce autorité de la fillette.

Les Intentions

Le point de vue scénographique

« L’épopée du lion » est un texte polymorphe. C’est un poème en vers qui emprunte le ton d’un conte pour enfant, utilise certains codes de la fable ainsi qu’une dimension théâtrale à travers ses moments dialogués. Cette pluralité de registre nous a largement questionnés, il nous fallait trouver un point d’ancrage pour éviter tout les écueils ; à savoir ne pas faire de la récitation s’approchant du conte (forme noble qui nous semblait néanmoins insuffisante sur cette œuvre) et surtout ne pas « faire de la poésie » avec tout son cortège de grandiloquence et de ronronnement. Nous avons construit sur scène un moment de vie simple, profond et universel qui permet de rendre naturelles la prise de parole poétique et les interventions musicales tout en donnant l’envie à chaque spectateur de faire partie de ce tableau. Il s’agit d’une tablée d’extérieur après le repas, la plupart des convives ont quitté la table et sont peut-être partis en promenade dominicale, laissant table, chaises et couverts tels quels. Demeurent deux personnes, le lecteur et la musicienne qui vont s’offrir mutuellement un moment de partage et d’échange autour de cette histoire qui peut être un souvenir. Il fallait dépeupler ce lieu pour mieux raconter la solitude. Les places vacantes autour de la table invitent naturellement le public à intégrer par la pensée cet endroit intime et à investir de leur sensibilité cet après-repas que chacun connaît. Il s’agit d’une posture volontairement romantique qui nous mènera vers une réalité fantasmée (on peut penser aux après-midi Tchékhoviennes de La mouette ou à la table du chapelier fou d’Alice au pays des merveilles de Lewis Carrol) où le temps se dilate, laissant une place confortable au développement de l’œuvre, à son langage extra-quotidien (alexandrins) et participera certainement à la venue d’événements fantastiques.

Le point de vue musical

« La musique, c’est du bruit qui pense. » Victor Hugo.

Lorsque Victor Hugo nous raconte une histoire, il procède comme un cinéaste avant l’heure. On ne peut ignorer les qualités de mise en scène et de réalisation de celui-ci. Par exemple lors de la « séquence » de la chasse et la nuit les images s’enchaînent dans l’imaginaire du spectateur exactement comme des plans cinématographiques. On y trouve un découpage rythmé alternant les plans larges et les plans serrés ; en passant de vues aériennes à des gros plans rapides. Un travail de lumière extrêmement fin rend palpable l’obscurité et les jeux d’ombres. Pour prolonger cette sensation de cinéma intérieur chez le spectateur, il semblait pertinent d’y ajouter une bande son originale. La musique vient accompagner l’histoire que se raconte le spectateur en le plongeant dans un état d’écoute très intime, et en alternant judicieusement avec les chapitres de l’épopée nous obtenons un équilibre raffiné propice à l’imaginaire.

Équipage

Mise en Scène :

 

 

Hyacinthe MAZÉ

Comédien : Germain NAYL

Violoniste :

 

 

Claire VAN RHIJN

 

 

 

rendez-vous:

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